Publié le 11 Juin 2014

Je voudrais lui dire, de cesser d'avoir peur, de ne plus trembler. Lui dire que ça va aller. Lui raconter que c'est joli, la vie. La prendre dans mes bras, lui parler doucement. Lui dire qu'elle va grandir. Que le temps va passer. Qu'on s'en remet. Qu'on oublie. Lui dire d'arrêter d'y penser chaque fois que le train passe.

Cette petite fille si triste, qui sourit, et qui rit, qui gigote. Qui essaie. Mais qui y parvient si mal.

Je voudrais, mais je ne suis pas convaincue.

Elle est toujours là, toute petite. Et je ne sais pas comment la consoler. Comment me consoler.

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Rédigé par Fromswithlove

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Publié le 11 Juin 2014

Renouer avec les mots, avec cette impudeur, celle de dire, celle d'écrire. Renouer avec cet espace public et pourtant tellement intime, celui qui m'a été un peu volé, un peu violé. Renouer avec ma propre voix, parce que ça m'apaisait, quand même, de sortir tout ça, du fond de moi.

Me forcer à l'exercice. Revenir sur la pointe des pieds. Ne pas m'y sentir chez moi, dans cet endroit sans âme.

Mais dire quand même. Mais écrire quand même.

Commencer par des petites choses, les petites choses qui me touchent au quotidien.

Le cancer galopant d'une si proche, qu'on suit en courant, mais qui va si vite, si vite que j'ai peur qu'on ne parvienne à le rattraper.

Un divorce compliqué, tortueux. Comme tous les divorces, en fait. Me dire qu'on n'en meurt pas. Et qu'en pratique, j'ai 30 ans, et donc les 60 prochaines années de ma vie pour m'en remettre.

Tourner comme une toupie, les bras ballants, ne plus savoir, ne plus compter. Comme après Léopold.

Hier, ce motard percuté par une voiture juste en bas de chez moi, projeté 3 mètres plus loin, sans vie.

Sans vie, la vie. Renouer, d'urgence. Avec la vie.

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Publié le 3 Juin 2014

Je ne mentionnerai pas non plus toutes les raisons pour lesquelles je voulais encore rester sa femme, ni toutes les choses merveilleuses dont il était capable, ni pourquoi je l'aimais et pourquoi je l'avais épousé, ni pourquoi j'étais incapable d'imaginer la vie sans lui. Je ne dirai rien de tout ça.
Il suffira de dire que, cette nuit-là, cet homme était encore mon phare et mon albatros, à mesure égale. La seule idée plus inconcevable encore que celle de le quitter, c'était rester ; la seule chose plus impossible pour moi que rester, c'était partir. Je ne voulais rien détruire, ni personne. Je voulais juste m'éclipser discrètement, par la porte de derrière, sans causer d'histoires, sans engendrer de conséquences, et de là courir sans m'arrêter jusqu'au Groenland.

Elizabeth Gilbert

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Publié le 20 Mai 2014

Non
Je n’ai pas besoin d’amant
Un seul jour sans t’embrasser
Les feuilles se mettent à tomber
Au secours, au secours
J’ai besoin de ton amour

Céline Dion

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Publié le 20 Avril 2014

Et là, ça a été le pire. Plus rien. Plus rien pendant 10 ans. Plus rien pendant 3.652 jours et 3.653 nuits. Fini le jeu. Les jeux. Le piment de mon existence. J'ai erré dans ma vie comme on erre dans une tragédie de Racine. Hermione, version mec. Où suis-je ? Qu'ai-je fait ? Que dois-je faire encore ? Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? Ah, ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais ? Sophie m'a assassiné. Trucidé. Egorgé. Baisé. Enculé. Et tant d'autres rimes tarées. Et puis j'ai fini par y penser à l'imparfait. Me résoudre au bonheur fade de ma naissance. L'amour, la famille, le boulot, l'antenne parabolique. Du Racine je vous dis.

Julien, Jeux d'enfants

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Publié le 14 Avril 2014

Parce que la journée a été difficile, comme toutes les journées, ou presque, depuis 3 mois, je me suis préparé une tasse de lait chocolaté, et même que dans mon lait chaud, il y a des pépites de chocolat, dont une en forme de moustache.

Ca adoucit un peu la morsure du vent si froid, les coups de griffes de cette chienne de vie, les coups de canif dans le contrat.

Ca adoucit, tu sais, mais ça ne réchauffe pas. Je tremble toujours de froid.

Je ne comprends pas comment on peut passer de l'amour à la haine. Non, moi je ne comprends pas comment on peut devenir si monstrueux avec l'être qui a partagé une vie pendant 15 ans.

Je regarde le ciel, j'attends l'éclaircie, j'attends demain, et j'espère.

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Publié le 30 Mars 2014

Papa, tu sais, je crois que tu avais raison. Il m'a fallu le temps, des mois, deux ans, pour le comprendre.

Dans le fond, tu avais raison. Mais je ne pouvais pas l'entendre. Je n'ai pas pu l'entendre. Pas comme ça. Pas avec ces mots-là, pas avec des mots qui m'ont blessée parce qu'ils sont venus se déposer sur un terrain non fertile, cette terre sauvage désertée depuis longtemps, entre toi et moi. Je n'ai pas pu l'entendre, pas de toi.

Toi qui n'as pas pu entendre. Toi qui n'as pas pu m'entendre.
Toi qui n'as pas accepté de te remettre en question, toi le pater familias dont l'autorité n'a jamais pu être remise en question.

Il aurait suffi, papa, il aurait suffi que tu me dises "je ne savais pas, je n'ai pas compris, je suis désolé. J'ai été con, mais je t'aime". Il aurait suffi de ça, de ces mots-là. Je n'ai jamais eu besoin que de ça, de cet amour bienveillant.

Ce reproche, évidemment, ce même reproche, adressé à tous les hommes de ma vie.

Je l'ai senti poindre, parfois, ma petite voix, un peu mêlée à la tienne, qui venait me demander "et s'il n'avait pas tort ?". Au début je l'ai chassée de la main, comme on chasse, agacé, un insecte dérangeant. Parfois avec un haussement d'épaules, parfois avec un soupir.

Il a fallu que ça fasse son chemin, que ça mûrisse en moi.

Tu sais, j'ai fini par le quitter. Je n'ai jamais pu lui pardonner d'avoir été choisi. Comme je ne pourrai jamais comprendre cet ultimatum ridicule que tu m'as posé. Evidemment, évidemment, que j'allais le défendre. Tu me connaissais donc si peu ?

Oui, quelque part, tu avais raison. Mais le reste, tout le reste ? Pourquoi ton orgueil a-t-il toujours gueulé plus fort que moi ?

Tu sais, j'ai rencontré quelqu'un. Il te ressemble tellement.

Sans doute, et même si je m'en défends, tu devais me manquer, tellement, que j'ai fini par trouver et aimer un homme qui me fait penser à toi.

Si un jour je reviens, ça ne pourra être qu'avec lui. J'aurai besoin de sa main dans la mienne, de sa voix rassurante, de son amour qui m'enveloppe.

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Publié le 23 Mars 2014

J'aurais tant aimé.

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Rédigé par Fromswithlove

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Publié le 16 Mars 2014

Comment t'as pu trouver
un homme qui n'a pas peur
qui promet sans trembler
Qui aime de tout son coeur

Lynda Lemay

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Rédigé par Fromswithlove

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Publié le 8 Mars 2014

Va ma petite fille, vis et ose. Avec des couilles !

Alexandre Jardin

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Rédigé par Fromswithlove

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