Publié le 29 Septembre 2014

Tu sais, tu sais, un jour quelqu'un m'offrira une menotte, pas celle qui attache, non, celle que j'aurais tant aimé que tu m'offres, celle qui rend libre, celle qui dit "tu es mienne", celle qui raconte une histoire d'amour, un parce que je t'aime je ne t'enchaînerai pas à moi, parce que je t'aime je te veux libre, et je veux que tu me reviennes librement.
J'aurais tant aimé que tu puisses m'aimer comme ça.
Un jour il y aura un autre.
Celui-là, j'espère qu'il sera un partenaire de vie. Quelqu'un sur qui je puisse compter, me reposer. Quelqu'un qui partage mes rêves fous et comprenne mes angoisses démesurées. Le retour du fameux quelqu'un qui.
Un jour, tu sais, oui tu sais, il y aura un autre homme qui viendra m'aimer, je l'espère, de manière apaisée. Un amour vrai et serein, plein de beaux et vrais échanges. Un amour comme un endroit, comme un refuge où n'être que soi.
Je rêve d'harmonie, là où toi et moi ça n'a été que la guerre. Qu'un amour trop fort que tu n'auras pas pu porter.
Je rêve de quelqu'un qui m'aime à la folie et qui soit assez fort pour le porter. Tu vois, mon rêve n'a pas changé, c'est toujours le même, et maintenant j'imagine que tu comprends pourquoi j'y avais renoncé ; personne n'est assez fort pour m'aimer comme ça.
Je vais essayer de ne pas me dire que ça vient de moi, essayer de ne pas croire pour de bon que je ne suis pas aimable. Et essayer aussi de ne pas renoncer totalement, de ne pas m'éteindre.
Un jour, quelqu'un viendra m'aimer.
Ces mots-là, que je pianote sur le clavier de mon iPhone, à toute allure - la fameuse génération Y -, je devrais peut-être te les écrire sur du papier, que tu pourrais chiffonner et jeter à la poubelle aussitôt - tu ne gardes rien qui vienne de moi, n'est-ce pas ? Mais ce que tu garderas, c'est pire, tu vois, parce que ça restera là, ce truc, au fond, qui te dit que tu es devenu un vieux con.
Je vais essayer de ne pas te détester. De cesser de t'en vouloir. Ça viendra, j'imagine, quand je n'aurai plus mal. Je finis toujours par pardonner les pires monstruosités ; c'est que j'ai peu de mémoire, et j'oublie le mal qu'on m'a fait.
Je ne vais donc pas me forcer à me souvenir de ce que tu m'as infligé : cette douleur-là, vois-tu, elle sera pardonnée. C'est peut-être pire, tu vas retomber dans la masse obscure et indéfinie du monde, un comme les autres, ni pire ni meilleur que les autres.
Je vais essayer, aussi, de cesser d'espérer chaque jour que mon foutu cœur s'arrête de battre. Cesser de pester sur cette excellente santé qui me garde en vie, presque comme une malédiction. Survivre à tout, oui, c'est presque une malédiction. Arrêter de penser que le train ferait bien de me passer dessus, arrêter d'évaluer la chute huitième-zéro.
Refaire le choix de la vie. Encore et encore. Je vais essayer.
Et peut-être, un jour, quelqu'un viendra m'aimer.

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Rédigé par Fromswithlove

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