Si le bateau doit couler, il faut que j'apprenne à nager

Publié le 19 Février 2014

30 ans, la claque, le déménagement, les cartons pas défaits, le coeur qui cogne, trop fort, encore plus fort, l'espace, trop grand pour moi, l'espace, vide, le silence qui se cogne contre les murs, rien à dire de ce baboum baboum tout au fond, mais qu'aurais-je pu en dire ?, une vie où je ne suis plus moi, le temps, les jours, les années, combien déjà ?, 15 je crois, oui c'est ça, le secret, le mouvement elliptique a trouvé son rythme, sa cause, la raison de tout, ce truc en moi, cette part d'âme jamais rencontrée, le funambule en haut tout en haut, en équilibre, mais qui garde la ligne d'horizon comme seul but à atteindre, peu importe le trajet, peu importe les secousses, et puis, et puis, tu sais la vie on sait jamais, parfois l'effort ne suffit pas, faut pas s'éloigner trop de soi, revenir, revenir c'est aussi parfois partir, un sac, rien, voilà, même pas la main de mon zébu dans la mienne, les larmes, le sanglot dans mon sommeil, les bras de ma mère, les mots de ma mère, ma soeur, le gynécée, se retrouver, me retrouver, le chemin est long, se poser, entendre les mots durs, faire face, ne pas savoir comment, ne pas retrouver en l'autre ce qu'on a aimé, la haine, tout ce que je déteste, la guerre, les tranchées, je ne suis pas outillée, rien ne prépare à l'horreur, les mains amies, les voix amies, ça soulage, quand même, ça apaise, et puis lui, et puis son regard, et puis ses bras, et puis son amour.

La vie, punaise, la vie.

Rédigé par Fromswithlove

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